Parmi les méthodes naturelles les plus utilisées, particulièrement en naturopathie, les plantes ont une place de choix. Nous les utilisons sous différentes formes : huiles essentielles, élixirs, extraits, macérâts… L’une des formes les plus faciles à adopter au quotidien, ce sont les plantes séchées que l’on peut consommer notamment en tisanes ou en assaisonnement.
Pourquoi faire ses plantes séchées ?
Dans le commerce nous avons à disposition une grande variété de tisanes, pour tous les goûts et toutes les occasions. La plupart de tisanes industrielles ne sont pas issues de l’agriculture biologique et nous pouvons y retrouver des traces d’engrais ou de pesticides. Les tisanes biologiques, récoltées à la main par des petits producteurs sont d’une haute qualité, ce qui a nécessairement un coût et enfin les mélanges que l’on peut trouver ne sont pas toujours adaptés à nos besoins ou à nos goûts. Nous retrouvons les mêmes problématiques avec les herbes aromatiques séchées.
Et puis, je vous l’avoue, c’est un réel plaisir de récolter ses propres plantes, de les faire séchées et de les déguster. C’est une pratique qui m’est bénéfique sur tous les plans, puisque d’un point de vue spirituel, cela m’aide à renforcer mon lien avec la Nature, mon ancrage ainsi que les sentiments d’Unité, de Gratitude et d’Abondance.
Comment procéder ?
La première chose est de bien identifier la plante à récolter. On ne récolte que si l’on est sûr ! Je le répète ce n’est pas parce que c’est naturel que c’est inoffensif : certaines plantes sont mortelles. Pour ma part je ne récolte que des plantes de mon jardin et que j’ai planté moi-même.
Les plantes se nourrissent de l’air qui les entourent. Aussi, l’endroit de la récolte est important. Si comme moi, vous récoltez des plantes issues de votre jardin ou de vos pots, vous limitez la pollution extérieure. Si vous souhaitez récolter des plantes en dehors de chez vous (par exemple des orties) évitez les fossés et les bords des routes. Préférez des endroits préservés de l’activité humaine (sous-bois, forêts, chemins de randonnée…).
Personnellement, je préfère récolter les plantes le matin mais je fais attention à ce qu’elles soient sèches et qu’il n’y ait pas de trace de rosée ou d’humidité.
Avant de récolter, je prends un temps pour remercier la plante ainsi que la Nature dans son ensemble de ses dons et de ses bienfaits. Cela peut paraitre anecdotique mais le monde végétal fait pleinement partie du Vivant et je tiens à le respecter. La Nature regorge de trésors, apprenons à les apprécier.
Dans la pratique, on utilise un ciseau ou un sécateur propre pour éviter de contaminer nos plantes et surtout, on récolte intelligemment c’est à dire qu’on ne prélève que ce dont on a besoin et on veille à laisser suffisamment de feuilles à la plante pour qu’elle puisse se renouveler et continuer de grandir. Bien évidemment, on ne prélève que des feuilles non abîmées et sans traces d’insectes.
Pour les faire sécher, plusieurs solutions s’offrent à vous :
- utiliser un déshydrateur : c’est la méthode que j’utilise, elle est simple, efficace et consomme peu d’électricité. Le séchage se fait à basse température (40°) pour préserver un maximum des nutriments de la plante.
- sécher à l’air libre soit dans un séchoir soit au soleil. Dans ce cas veillez bien à ce que vos plantes ne prennent pas l’humidité.
Vous pouvez les conserver dans des bocaux hermétiques, à l’abri de la lumière et les consommer au cours de l’année qui vient. Au-delà, les plantes auront perdu un grand nombre de leurs propriétés.
Et pour les consommer ?
Vous pouvez les utiliser dans vos plats en tant qu’herbes aromatiques ou les consommer en infusion. L’infusion consiste à mettre les plantes dans un filtre, verser de l’eau bouillante directement dessus et laisser infuser pendant une dizaine de minutes. En général, prévoyez une cuillère à soupe par tasse d’eau bouillante. Pour un usage thérapeutique, il est conseillé de boire entre 2 et 4 tasses par jour.
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